jeudi 9 février 2012

Déclaration de Christian Blanc

Elections Présidentielles : 22 avril - 6 mai 2012

Elections Législatives : 10 et 17 juin 2012

(conforme à la déclaration originale qui seule fait foi)

 Mes très chers concitoyens

 Vous m'avez élu en 2002 Député de la 3ème circonscription des Yvelines. Homme libre, je me souviens d'avoir, alors, souvent affirmé que mon seul parti, incarné par De Gaulle et Mendès-France, était la France.

Mon projet se résumait en quelques objectifs :
Une organisation lisible et simplifiée de notre pays permettant des prises de décision rapides et efficaces
Le non-cumul des mandats et l'obligation pour les élus de se limiter à deux mandats nationaux successifs
Le fonctionnement continu des services publics et la création d'un service minimum dans les transports
L’équilibre budgétaire chaque année et la maîtrise de la Dette en appliquant les mêmes dispositifs que le Canada ou la Suède qui venaient avec succès de réaliser leur désendettement
Une croissance économique fondée sur la recherche et l'innovation.

Durant ce mandat, après avoir déposé une proposition de loi sur le service garanti dans les transports, j'ai eu la satisfaction de voir le gouvernement appliquer ce dispositif. La satisfaction également de voir émerger les pôles de compétitivité et la valorisation scientifique et technologique du Plateau de Saclay, suite à mes propositions.
Vous m'avez confirmé votre confiance aux élections législatives de 2007, dès le premier tour. Entré au Gouvernement en 2008, c'est ma suppléante Colette LE MOAL qui a exercé, avec autorité, la représentation de notre circonscription à l'Assemblée nationale.
Au Gouvernement, à la demande du Président, j'ai conçu, puis mis en place les fondations du Grand Paris qui sera pour la France le grand chantier de ce début du XXlème siècle. Ma mission ayant été menée à bien et le Grand Paris mis sur ses rails, les médias, dont l'aptitude à détruire toute espérance n'est plus à démontrer, se sont chargés de me rappeler que le Capitole est proche de la roche tarpéienne. Ceci ayant été rendu possible par l'indélicatesse d'un collaborateur, dont une décision de justice récente, a permis d'éclairer l'action.
J'ai retrouvé avec bonheur la 3ème circonscription dès le mois d'août 2010 et nos contacts personnels, chaleureux dans la vie quotidienne, sur les marchés, dans les inaugurations, ou plus récemment lors des voeux des maires en ce début d'année. Jusqu'au mois de juin, qui marquera la fin du mandat que vous m'avez confié, je resterai à vos côtés, et présent lors de l'élection présidentielle. Je soutiendrai Nicolas SARKOZY, dont je souhaite la réélection, parce qu'il me paraît être, aujourd'hui, le seul garant du redressement de la France.

Après dix ans de vie parlementaire, je n'envisage pas d'exercer un troisième mandat. Ceci est conforme à ce que j'ai toujours affirmé concernant la limitation des mandats nationaux successifs.
Je dois avouer que cette décision est difficile, tant fut grande ma fierté de vous représenter à l'Assemblée nationale.
Dans cette période nous formons tous des voeux pour la France, je veux vous assurer de ma très réelle et affectueuse amitié.

Christian BLANC

mercredi 4 janvier 2012

Les Elections Présidentielles Américaines versus les Elections Présidentielles Françaises


Les Elections Présidentielles Américaines versus les Elections Présidentielles Françaises
Réseaux Sociaux contre Porte à Porte,  les élections Américaines prises comme modèle

Ne pas se tromper de stratégie électorale  en voulant copier  les USA  en France, les réseaux sociaux ne font pas une élection.
 

Souvent depuis les élections de Barak Obama nous lisons ou nous entendons que  cette élection s’est jouée grâce aux réseaux sociaux et qu’aux USA seuls les  dits réseaux sociaux décident de qui sera élu.

Intéressant mais tellement trompeur, car comme d’habitude concernant notre comparaison avec les  USA ou d’autres pays, nous regardons les résultats et la dynamique sans regarder les mécanismes

Les modalités des élections en générale et plus particulièrement les Présidentielles sont totalement différentes  

Modalité des Elections Présidentielles Américaines

 Mode d’élection des Présidents US vs France

Le Président Américain est élu au suffrage indirect via les Grands Electeurs après une campagne basée sur les primaires  et les caucus désignant le champion de chaque camp,  sauf pour le  Président élu sortant quand il aborde   son deuxième mandat.

Donc l’élection présidentielle Américaine est proche de nos sénatoriales !  A-t-on vu les réseaux sociaux avoir beaucoup d’influence sur nos sénatoriales ?

Les élections  en France se font au suffrage universel  direct à 2 tours

Les financements

Les campagnes électorales aux USA ont un financement illimité et diversifié.

Le mode de financement des campagnes autorisent les entreprises à donner de l’argent c’est  même la principale source de fonds pour les Candidats avec des conséquences non négligeables.

En général  les grandes entreprises  le font de façon intelligente en donnant souvent à chaque candidat en tête des primaires, les comptes  sont publiés sur internet  et il est très facile de voir qui donne.

En France  les candidats aux élections Américaines iraient en prison ! et seraient invalidés !

Primaires et Caucus permettant de désigner le Champion vs Mode Election Président Français


Coté USA

Durant les primaires ou les caucus ,  les moyens de communications  réseaux sociaux compris sont des « drivers » d’opinion et des catalyseurs d’opinions. Ce Pays est géographiquement et culturellement vaste et diversifié et la diffusion des idées passe par les medias mais  l’acte de voter   passe  par  le porte à  porte, seul moyen de convaincre l’électeur d’aller voter  car ce Pays est aussi un pays où l’abstention  représente la majorité pour les élections nationales

Les réseaux sociaux ou les media classiques servent à « évangéliser » (rien à voir avec la religion) les idées des candidats mais ne conditionnent pas le déplacement au bureau de vote, seul le travail de terrain via les associations, les églises, les lobbys comptent in fine.

Le poids des associations est important dans un pays qui n’a pas ou peu de services publics et les seules  élections  qui mobilisent les citoyens sont les élections locales pour les écoles, relire la Démocratie en Amérique de Tocqueville.

Pour avoir vécu en Iowa (Etudiant  en SC Po) il est fascinant d’observer le travail du terrain qui est fait par les militants avec tous les artifices possibles pour amener les électeurs au bureau de vote. L’Iowa caucus est représentatif de l’électorat Américain avec toutes les contradictions et tendances  de l’Amérique Profonde ou Amérique dominante qui n’est pas celle des Mégalopoles tel que New York ou LA. Dans l’élection de cette nuit, le retour des conservateurs et de l’Amérique Profonde n’est pas une surprise car c’est cette Amérique-là qui domine  dans la réalité.

L’intérêt pour le local est plus fort que l’intérêt pour la politique fédérale et en période de crise, la tendance est plus à compter sur les relais de proximité que sur l’Etat Fédéral.

La démocratie locale est plus forte que la démocratie fédérale.

Le rôle des réseaux sociaux n’est qu’une synthèse des réseaux locaux.

Coté France

 L’Election du Président de la République est presque une élection de proximité comparée aux USA (France = Texas en superficie).

L’influence des réseaux sociaux est faible sur la population qui vote le plus, finalement comme aux USA avec une différence, les réseaux sociaux peuvent créer un phénomène de rejet en France, car trop de communication est « louche »  et comme la politique est un sport national, nous regardons les excès médiatiques avec beaucoup de suspicion.

il existe des parallèles entre les élections municipales et locales aux USA, on trouve plus d’adhésion au vote pour le Maire  que pour le candidat aux Européennes.

Les élections et le sort d’un candidat  se règlent plus  au détour d’une conversation en famille ou au  marché qu’à travers les réseaux sociaux, par ailleurs  les politiques ont perdu le contact avec le local et l’électeur, les réunions politiques sont un gentil club du troisième âge  et les jeunes votent peu.  

Conclusions

Gardons-nous de copier le modèle Américain sans le comprendre, il est une erreur de penser que les réseaux sociaux feront la prochaine élection en France, ce sont les bonnes ou mauvaises nouvelles sur le plan de l’emploi  ou du pouvoir d’achat local qui feront l’élection Présidentielle.
 Et même si Facebook ou Twitter sont des media sympathiques voire amusants , ce sont les  JT et donc la  télé  ainsi que la PQR (presse quotidienne régionale) qui  restent  les media les plus puissants et qui  permettront d’infléchir la décision.

Catherine Gallou

http://www.3ie.org/actualite_ntic/bourse/USA_Poli.htm




vendredi 23 décembre 2011

Un peu de Clarté dans le Débat sur la loi sur les"génocides"

Afin de mettre un peu de clarté au milieu du brouhaha médiatique voici le texte du projet de loi sur le sujet du génocide qui est une transposition d'une directive européenne. Ce projet de loi concerne tous les génocides y compris potentiellement celui du Cambodge, Rwanda, de Guernica, et pourquoi pas nos guerres de religions et la période la terreur et les Chouans, car reconnaissance implique introspection.

La loi spécifique sur le génocide arménien a été votée en 2001 et je ne me souviens pas que cela ait créé des problèmes diplomatiques à l'époque, alors pourquoi cette fois alors que rien dans le texte ci-dessous ne mentionne l'Arménie cela provoque t-il un tel bruit ?

Crainte économique ou politique ou chantage ?

Juste pour rappel

La définition du mot Génocide est définie par :

L’article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide[8], adoptée par l’assemblée générale des Nations unies, le 9 décembre 1948, affirme :

« Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »


Cette définition a été reprise dans l’article 6[9] du Statut de Rome le 17 juillet 1998, l’acte fondateur de la Cour pénale internationale[10].

Ce qui veut dire que nous ne pouvons pas confondre tous les genres et parce que ce terme est tombé dans le langage commun, nous avons tendance à revoir l'histoire en fonction de nos inclinaisons personnelles, de notre culpabilité, d'intérêts économiques ou politiques.

Un peu de raison s'impose, du recul aussi, mais comptant parmi mes amis des cambodgiens, des arméniens, je pense qu'ils souhaitent juste un peu de reconnaissance de leurs souffrances.

Donc ne pas confondre Génocide et Colonisation, nos amis Turcs sur ce sujet là serait mal en point car l'Empire Ottoman fut un grand Empire avec ses qualités et ses défauts. La question Kurde peut-être mise en avant aussi, ou le partage de Chypre.

Par ailleurs brandir la menace économique alors que ce pays est largement bénéficiaire des subventions européennes pour son développement, et les échanges avec la Turquie sont en faveur de celle-ci puisque l'EU absorbe 45 % des exportations de ce pays, les implantations industrielles sont à son crédit et à notre débit.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Turquie_et_l%27Union_europ%C3%A9enne

Face à tout cela revenons à un peu de raison, cessons de brandir les menaces ou jouer des peurs.

Maintenant est-ce le meilleur moyen de faire évoluer le devoir de mémoire, la position de Pierre Nora par exemple est d’être contre, jugeant qu’une loi sur le sujet empêchera la recherche, l'avenir le dira.
Personnellement je ne veux pas rentrer dans la question liée aux échéances de 2012.
Par contre l'ingérence d'un état dans le processus législatif français par rapport à une question portant sur les droits de l'Homme est insupportable.

Catherine Gallou Présidente de l'Ami Public




TEXTE ADOPTÉ n° 813

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ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

SESSION ORDINAIRE DE 2011-2012

22 décembre 2011

PROPOSITION DE LOI

visant à réprimer la contestation de l’existence
des
génocides reconnus par la loi,

ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE
EN PREMIÈRE LECTURE.

L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

Voir les numéros : 3842 et 4035.

Article 1er

Le paragraphe 1er du chapitre IV de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est complété par un article 24 ter ainsi rédigé :

« Art. 24 ter. – Les peines prévues à l’article 24 bis sont applicables à ceux qui ont contesté ou minimisé de façon outrancière, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes de génocide défini à l’article 211-1 du code pénal et reconnus comme tels par la loi française.

« Le tribunal peut en outre ordonner l’affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l’article 131-35 du code pénal. »

Article 2

L’article 48-2 de la même loi est ainsi modifié :

1° Après le mot : « déportés », sont insérés les mots : « , ou de toute autre victime de crimes de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de crimes ou délits de collaboration avec l’ennemi » ;

2° À la fin, les mots : « l’infraction prévue par l’article 24 bis » sont remplacés par les mots : « les infractions prévues aux articles 24 bis et 24 ter ».

dimanche 2 octobre 2011

Contre le retour des fausses promesses et illusions et pour un front uni contre la crise

Préambule


Cette chronique sera mise à jour  au fil de l’actualité

Catherine Gallou

La crise internationale de l’opportunisme électoral à l’émergence de quelques convergences


La crise financière et économique internationale  ravive la compétition des docteurs miracles et les batailles électoralistes de pré campagne  dans le camp populiste principalement mais aussi ailleurs.

Que certains n’apprécient pas le Président de la République actuel  est une chose mais que sous le couvert  et au prétexte de la crise, il ou elle participe à déstabiliser le pays en est une autre.  Il y a des moments où il faut raison garder et contribuer aux solutions collectives

Cet été j’ai écouté les promesses de certains et certaines  qui se reconnaitront dans l’analyse qui suit mais en en même temps j’ai  pu discerner passé le coté  de certain tonton ou tata flingueur quelques convergences 

Avec un peu de bon sens et de recul, on voit se dessiner des convergences autour de problématiques communes qui si elles pouvaient dépasser les batailles de clans permettraient de nous rassembler dans un esprit constructif pour ce pays et comme le disait cet été, Jean Arthuis et  Valérie Giscard d’Estaing  (article du Nouvel Observateur 27/07/11), il semble important de trouver des solutions qui regardent vers l’avenir en oubliant les combats à court terme. Fort heureusement au de-là  des batailles d’ego, nous trouvons des personnalités qui réfléchissent  en  élargissant le cercle .

Dans les thématiques de convergences  nous trouvons


Politique européenne


Revenir aux fondamentaux en matière   de politique Européenne avec un territoire défini  donc Européen et  reposant sur les grands principes qui sont l’économie, les aménagements structurels, la politique industrielle, une politique sociale et fiscale et  des frontières  et laissant les aspects réglementaires aux seuls pays. L’Europe veut légiférer sur tout mais en  oublie l’essentiel  qui est la construction d’un projet et le rôle de stratège, si nous prenons  le cas de la Grèce, l’encadrement des crédits et subventions ainsi  que l’aide à la mise en œuvre d’une politique fiscale  étaient nécessaires, cela n’a pas été fait.

La dérégulation voulue par Monsieur Pascal Lamy s’est faite pour certains domaines d’activité au détriment de la construction d’une politique industrielle européenne et d’un service public européen, très intéressant qu’un homme de gauche ait pu mener une politique aussi ultra libérale ! Même les USA protègent leurs industries.

Régulation  agricole


 Admettre que certains secteurs comme l’agriculture ont besoin de régulation et que l’autosuffisance doit être partagée et encouragée y compris dans les pays dit émergents (Afrique, Asie, Maghreb et Machrek),  une politique agricole plus locale est aussi une politique agricole plus durable et donc plus proche d’agriculture raisonnée. Cette position est défendue par Bruno Lemaire et rejoint des positions que l’on retrouve dans des articles d’Alternative Economique  

Finances et équilibre monétaire


La finance pour la finance ne peut être une fin en soit, un minimum de régulation est nécessaire  par le retour au capitalisme d’industrie (cela comprend  les nouvelles technologies et les services de pointe et l’agriculture), cela suppose un retour à une vision à moyen et long terme avec des rendements qui se situent dans la durée donc opposés  à l’économie de Casino. La vie  économique doit retrouver une vision à 25/30 ans où l’on admet par exemple que construire une ligne à grande vitesse ne peut s’amortir sur le court terme et son rendement se mesure en activités créées et nombre d’emplois et d’entreprises pas en nombre de voyageurs. Si nos ancêtres avaient raisonnés ainsi nous n’aurions  ni routes, ni canaux, ni train. Le rôle de l’Etat est d’assurer l’équilibre entre les 3 échelles de temps Court (moins de 5 ans) , Moyen  (5 à 20) et long terme (au de-là), cela doit se traduire dans une politique prenant en compte ces contraintes.

De même la culture des tableaux de bord  avec uniquement des « smileys »  de préférences verts doit être remise à sa place, actuellement les cadres ne peuvent plus annoncer de mauvaises nouvelles, ils cultivent  sous peine de se sentir hors-jeux  le  « tout va bien », il faut revenir à des modes de rémunérations  qui encouragent les alertes et l’analyse des risques.

La politique monétaire devra revenir dans les négociations avec probablement un équilibre à définir entre Zone Dollar, Zone Euro (même la Suisse y pense) et Zone Yuan et Yen car l’Asie sera bien obligée de converger par nécessité stratégique.

La dette est-elle une affaire de frontière ?   Gaspillage récent ou une affaire récurrente ?


La dette préoccupe les Français voir le sondage publié dans le journal Sud-ouest du 14 août 2011 en page 2 et 3 et me promenant sur le marché du Quintaou à Anglet, je pouvais juger dans les commentaires de l'inquiétude des français, les marchés sont toujours un  terrain intéressant où quand on laisse  trainer ses oreilles, on y entend  des propos qui sont le reflet des vrais soucis des français, j’avais entendu les mêmes commentaires sur le marché de Vire certes plus petit.  Facebook et les réseaux sociaux ne reflètent pas  le soucis de   la majorité silencieuse !

Merci à l’article de Gérard  Béaur dans  journal Le Monde  (Dimanche 14 et lundi 15 août 2011) permet de compléter mon propos  et  qui de plus  tombe à point car j’avais commencé à écrire ce papier bien avant, au moins mon analyse est partagée  ce qui prouve que  mon passé d’économètre et d’intervenant dans les grands groupes  permet de garder une certaine objectivité basée  sur les chiffres et les faits. 

Si nous reprenons l’Article d’Gérard  Béaur « le long passé de la dette publique »  (historien économiste et Directeur de recherche au CNRS ) auteur d’une coproduction nommé « La dette publique dans l’histoire »,   nous voyons bien que les crises de la dette publique  ont toujours existées et que les solutions ne sont pas simples.

 Mon côté taquin sur les mariages de nos Rois avec les Médicis est fondé, sous nos Rois qu’ils se dénomment Philippe, Henri, François ou Louis, les dettes se négociaient  par des mariages avec les créanciers de l’époque ou des cessions de territoires, ainsi ils furent mariés avec les Médicis, banquiers de la France, dans une précédente crise de la dette. Mais concurremment  nous avons eu de la bonne dette permettant  l’aménagement de nos voies navigables (canaux)  ou de notre réseau routier  et ferroviaire, création d’une forêt gérée et assainissement des marais (Henri IV, Régence, Napoléon III)   alors que nos voisins espagnols gaspillaient les leurs en autant de Galions (la construction d’un galion égalé 15 hectares de forêt)  et enfin nous avons su  développer une recherche agronomique qui donna la Fraise et la pomme de terre qui n’avaient à l’origine rien à voir avec ce que nous consommons actuellement, c’est l’hybridation qui a permis la couleur  fraise ou rose de notre fraise grâce à Monsieur Fraisier entre autre.

 De tout temps il y a eu de la bonne et de la mauvaise dette et des Etats impécunieux faisant faillites  émettant des emprunts (emprunt russe, les Assignats),  jouant sur la planche à billets ou produisant de la monnaie dévaluée  par nature car sa valeur marchande ne reposait plus sur une matière noble comme l’or et n’était plus que ferraille ou mélange avec un poids différent. La mise sous tutelle du pays se faisant autrement voir ci-dessus. La bonne dette par contre tel que le bon cholestérol a permis le développement de ce pays comme de l’Europe. Lorsque j’étais à l’OCDE la règle était d’exclure les périodes de guerre des séries longues car elles biaisaient l’analyse tant les finances publiques étaient mauvaises et donc les données macro aussi.

Sur l’histoire économique et l’histoire du Capital il faut lire les excellents ouvrages de Angus Maddison  et ses analyses sur les séries longues pour avoir travaillé (OCDE) avec lui lorsqu’il écrivait son livre sur  l’histoire économique du capitalisme, il  avait une bonne analyse des crises

Certains  journalistes et économistes devraient lire ou relire  ses ouvrages.




http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-mondiale--une-perspective-millenaire-angus-maddison_fr_art_222_25290.html

Revenons à la période récente et les scénarii probables


Retour sur le passé récent


La crise est mondiale  se situe dans la même synchronique que la crise de 1929 qui avait succédé à celle de 1922, une crise purement financière au début qui touche l’Allemagne et qui explique pour partie la montée du national-socialisme et le désir de rigueur budgétaire de nos voisins allemands, il s’ensuit  une crise mondiale de 1929 et le fameux jeudi noir de Wall Street, avec un repli américain isolationniste. 

Les monnaies étaient pourtant nationales ainsi que les banques centrales, nous étions encore sous la domination de la Livre Sterling et de l’Or comme valeur refuge.

L’Europe dominait encore et avait un empire colonial,  et les USA puissance émergente d’alors se recentrait sur son marché intérieur qui a l’avantage d’être unifié avec déjà  un potentiel de plusieurs millions de consommateurs ce qui explique le succès de Ford à cette époque qui n’avait pas à se poser la question de la monnaie car il fabriquait pour un marché  de la même taille que celui de l’Europe.

La France avait une démographie vieillissante et fort heureusement les femmes avaient fait leur retour sur le marché du travail, aussi par obligation car soit veuve ou fille majeure dans un pays en manque d’hommes. Mais objectivement notre pays en 1939 était plutôt en panne.

Regard vers le futur et risque de voir  Les Européens continuer à se regarder le nombril


(Article du Journal le Figaro sur l’Europe)  

Nous risquons dans les prochains mois de voir (ré) apparaitre

Le retour d’isolationnisme Américain qui comme une seule armée cherchera à rétablir la situation intérieure quitte à en baver car comme me le disait un jour un consul de France à Vancouver, les USA ont une capacité de mobilisation pour un objectif national que l’Europe ni la France n’ont jamais eu. Les grands groupes américaines commencent déjà à réduire la voilure afin d’affronter le mauvais et se recentrer sur l’essentiel à savoir produire, vendre et développer.

La Chine  se développant sur les continents abandonnés par les Américains et les Européens et devenant la première puissance mondiale en terme de PIB.  La zone asiatique et Sud-Américaine sortiront gagnantes de cet épisode ainsi que les pays qui possèdent des ressources naturelles. L’émergence de zones à grand marché intérieurs, cohérents et complémentaire est inévitable car la révolution numérique et le besoin de biens à bas coût rend la chose incontournable. La dépendance vis-à-vis d’approvisionnement en énergie ou matériaux rares  dicte les règles des alliances.

 La Russie se réunifie en silence et détient la clef de l’énergie vers l’Europe et c’est un pays riche en matières premières en forte demande comme le titane ou le gaz.

L’Europe au milieu de tout cela pourrait se trouver démembrée atomisée et devenir un terrain de jeux pour les puissances émergentes car nous avons un passé qui est à prendre !  Les mouvements indépendantistes sont pro Européens (Flamands, Catalans, Ecossais  ou Basque) alors que les partis nationaux se disputent entre Pro et Anti Européens. L’Europe des régions dans le passé  lointain était la règle et la France fut agrégée au cours du temps en un territoire dont les frontières actuelles sont définitives depuis  1947 (traité de Nice).

L’Allemagne regardera vers l’Est ou le Nord ou l’Asie

L’avenir est au pays continent et non  aux petits pays sauf sur des marchés de niches.

L’Europe doit enfin réapprendre à penser Européen  et revenir aux grands principes qui furent une conception stratégique du développement après 1945 et une distribution des subventions  ou aides sur des objectifs à long terme pas sur des projets spéculatifs.


Les grandes propositions de nos  docteurs miracles


Hypothèse 1  > solution ligne Maginot  >Sortir de l’Euro  et regagner  la maitrise de sa monnaie et de son économie


 La France devient  un musé avec sa monnaie  et sa banque retrouvée mais sans avenir car on ne prête qu’aux riches  et même une banque nationale doit pouvoir mobiliser des finances sur le marché des capitaux (cours d’Economie Politique de mes jeunes années). Nous pourrions même perdre quelques provinces qui tel le Pays Basque ne verrait pas d’intérêt de continuer et préférerait se réunir avec les provinces basques voisines.

Sortie de l’Euro  à parité égale ?  Un peu d’analyse


L’entrée dans l’Euro s’est faite sur la base de  6, 57 Francs pour un 1 Euro et  le  baril de pétrole se négociait  à 22 dollars le baril et la  parité Euro/Dollar était proche, la Chine consommait peu d’énergie, aujourd’hui le baril de pétrole a un cours qui se  situe  en moyenne à plus de 100  dollars et la Chine consomme plus de 34 % des ressources et  enfin les pays se détournant du nucléaire consomment plus de pétrole qu’avant.

De façon réaliste la conversion Euro vers Franc ne pourrait se faire qu’au tour de 25 centimes de francs pour 1 euro avec des coûts de production plus élevé que nos voisins et une baguette toujours au prix de 1,50 euros car la fabrication du pain est dépendante du coût de l’énergie et de main d’œuvre, est-ce bien cela que nous voulons pour nos concitoyens à savoir un appauvrissement collectif.

Autre  effet immédiat celait  rendrait  notre pays moins attractif pour les investisseurs étrangers qui trouvent dans l’Euro un grand avantage cela leur permet d’exporter  de France vers la zone Euro, cela permet des économies d’échelles car diminuant  les frais de  gestion et l’Euro est une monnaie qui se négocie sur le marché international car elle reste une monnaie rare.

Nos exportations principales vont vers la zone Euro, les entreprises françaises devraient de fait alourdir de nouveau leur gestion par la double facturation et remettre en place  des coûts de structures, or nous avons besoin d’exporter au moins 60 % de ce que nous produisons pour maintenir notre niveau de vie.

Le tourisme  participant  aux exportations au titre du revenu dit  invisible serait mis à mal car nous sommes le pays qui a  le plus transit entre Nord et Sud en Europe et le touriste aime voyager en Euro et en dollar sans se préoccuper des changes.

L’illusion de la dévaluation si chère à notre championne de la droite de la droite est basée sur une mauvaise analyse  des échanges économiques. Pour produire nous devons importer des matières premières et de l’énergie, notre électricité  participe à une partie de notre indépendance mais en rien aux échanges. Les plastiques  fortement utilisés sont basés sur le pétrole, les matériaux de base transitent  par la mer  et donc dépendent de cargo qui utilisent du pétrole, et nos approvisionnements en gaz sont dépendants de la Russie ou de l’Algérie. Bref la France n’a pas de matières premières permettant  l’indépendance et l’isolement, nous ne sommes pas canadiens !

Quand le Général de Gaulle a dévalué le franc (100 franc devenant 1 franc), notre économie était encore très rurale et agricole, nos principales exportations se situaient dans ce  domaine et nous avions une industrie. L’eau courante et l’usage intensif de l’électricité  était encore réservé aux seuls citadins  et nous étions dans la dynamique des Trentes Glorieuses avec des retraites pesant très faiblement sur notre économie, retraite à 65 ans mortalité 75ans et tout le monde n’était pas éligible donc les enfants assuraient encore le maintien à domicile des parents et les parents  dictaient en mileu rural leurs lois, on vivait chez les parents ou beaux-parents !

(voir table de mortalité sur le site de l'INED)

Banque de France battant monnaie et contractant l’emprunt ?  Sans contrainte ?


La Banque de France se trouverait dans la même situation que France Trésor actuellement à savoir devoir emprunter sur le marché des capitaux. La Banque de France même dans le passé empruntait de l’argent, la France a toujours eu recours à l’emprunt. Un pays qui ne paye pas ses dettes ne trouvent de prêteurs, et donc ne paye plus ses retraites  et n’assure plus de prestations sociales, ce fut le cas de l’Argentine où la population a durement souffert de sa banqueroute, fouiller les poubelles de Buenos Aires pour se nourrir peut devenir fouiller  les poubelles de  Paris.

Par ailleurs la fuite des capitaux français vers les pays comme la Suisse serait inexorable. 

Battre monnaie n’est pas  une simple histoire d’imprimeur ou de fonderie, les Etats Unis en font la dure expérience actuellement car plus ils émettent des dollars moins leur économie est crédible. La rareté de l’Euro a expliqué sa bonne tenue durant  ces dernières idem pour le franc suisse.  La France n’est pas la Suisse où la stabilité est une règle, le pays est toujours aux 41 heures/ semaine et la retraite est à 67 ans.

Si on résume  notre candidate de la droite de la droite veut appauvrir ce pays, mais ce qui est grave c’est de faire miroiter à nos concitoyens que les miracles existent  en matière monétaire et en gestion de dettes.

Hypothèse 2 solution nationalisation et taxation excessive.


La France repart dans le tout Etat et nationalise les intérêts dits nationaux comme les banques ou les entreprises, cela est finalement très proche de la proposition ci-dessus.  Les nationalisations au sortir de  la guerre étaient compréhensibles car elles ne concernaient que les secteurs stratégiques lés à la défense du pays à savoir les transports, la production minière et l’énergie et les entreprises qui avaient collaborés et de plus comme ces mêmes entreprises étaient exsangues  sur le plan financier cela permettait de les sauver et le plan Marshall était généreux envers les Etats pas en financement d’entreprises. En 1981 les nationalisations furent purement dogmatiques et ont couté cher à la nation et elles ont entrainés la fuite des capitaux car à la limite si on  nationalise mieux vaut spolier ! Pas mon point de mon vue mais une analyse rationnelle, d’autant que quelques années plus tard les mêmes entreprises furent renégociées et privatisées à grand frais car nous avions déjà besoin de combler nos déficits.

Le niveau de l’impôt  et des charges en France sont déjà très élevés, à l’inverse des USA ou même de l’Angleterre qui ont une marche de manœuvre sur ce plan, nous n’en avons que très peu car nous passons déjà  la moitié de l’année à payer des charges, par contre  nous sommes  d’accord, les impôts et charges sont mal réparties  tant dans le haut de l’assiette que dans le bas.



Réactions et commentaires pour H1 et H2


La sortie de crise  ne peut être que collective, comme le disait un article du Journal le Figaro, l’Europe doit cesser de se regarder le nombril.

L’idée selon laquelle la France ayant remontée la ligne Maginot  et vivant sur elle-même est un pur mensonge, de plus cela ne fut jamais le cas dans notre histoire sauf dans notre imaginaire, même sous de Gaulle, nous étions déjà dans le cadre du traité de Rome et le Général qui avait bien compris la situation avait soutenu favorablement la mise en place de la PAC. 

La dette de la France s’est accrue dans les années 1980  tout comme les charges sociales qui ont doublé entre les années 80, 11% de prélèvement contre 22 % actuellement sur la part salariée. La dette de la France a une caractéristique c’est principalement une dette de fonctionnement. La  retraite à soixante

Effectivement la dette s’est encore accrue dans  la période récente suite à la crise mais objectivement  tout  gouvernement  présent aurait eu du mal à faire autrement et de plus c’était un héritage.

Des propositions à étudier et des fausses idées pouvant jouer un rôle positif


Re considérer le mode de calcul de la dette (Propositions à étudier)



L’idée selon laquelle, on pourrait sortir  du calcul de la dette les investissements (Economiste du PS et député Européen, Liêm Hoang Ngoc) est sur le fond une bonne idée à condition de pratiquer les mêmes règles que dans la comptabilité des entreprises à savoir pratiquer des amortissements différenciés en fonction de la nature de l’investissement. Mais si l’idée est juste de réduire de façon comptable la dette cela ne peut être un vrai et d’ailleurs c’est qu’à tenter de faire l’Italie en sous estimant sa dette réelle.

Quelles dépenses  sont à  considérer  comme investissements ?

·         Les dépenses d’infrastructures comme les lignes à grandes vitesses, haut débit, dépenses de R&D liées à la recherche sont des dépenses utiles

·         Sont exclus  par définition les dépenses de fonctionnement et les dépenses qui ne présentent pas de retour sur investissements clairement identifié par exemple les ronds-points

·         Que faire des monuments historiques ? qui participent aux revenus invisibles via le Tourisme mais quelle base comptable choisir ?  

·         Par contre on peut aussi évaluer le parc immobilier de l’Etat et le valoriser dans les comptes comme cela est fait pour les compagnies d’assurances qui ont une obligation d’avoir des biens immobiliers en garantie et peut-être au lieu de les vendre, pourrait-on les louer ou les valoriser autrement (immobilier distinct des musés)

Mais pour arriver à cela il faut changer les règles de la comptabilité nationale qui au passage est une comptabilité internationale car elle permet de comparer les PIB et PNB entre eux, mais l’idée est à creuser et d’ailleurs elle est partagée tant à droite qu’à gauche comme piste de réflexion

Il manque dans l’analyse de la dette, l’évaluation des actifs détenus


Politique industrielle et Ré industrialiser la France,


 Très bonne idée  si l’analyse est faite sur une base réaliste et non électoraliste à savoir si on admet que la ré industrialisation implique la mise en place de chaîne de fabrication robotisée et non point le retour de l’emploi ouvrier tel que dans les années 60. La politique industrielle doit comprendre les industries du numérique et des services associés. Les entreprises qui ré impatrient ou redéployent leurs activités le font en robotisant les chaines de fabrication et sur des modèles de production qui n’ont rien à voir avec le passé et les emplois générés sont de niveaux BAC + 2 en général.  Le succès de Zara en partie et le rebond de Guy Degrenne en France sont dans cette trajectoire, Guy Degrenne  suite  à une bonne analyse,  produit en France avec des robots tant de la coutellerie que de la porcelaine (projet en cours), mais on peut aussi cité un fabricant de chaussettes dans les Vosges etc.  L’innovation faisant le reste ces industries misent sur des livraisons  en flux tendu  et à la demande,  et sur le développement du commercial  avec des  investissements permanents dans de nouvelles machines.

Si on regarde l’Inde qui actuellement s’oriente vers l’ingénierie frugale permettant de mettre à disposition des innovations à portée de budget des entreprises,  pourquoi pas l’Europe et la France, nos innovations sont trop orientées  pour les grandes entreprises. L’informatisation progresse en France mais nous avons toujours un certain retard et ce n’est pas toujours un question de coût.

Le retour de l’industrie ne peut se faire que sur une base d’innovation, de développement  de la robotisation et l’adaptation des outils de production en se servant des nouvelles technologies, cela est aussi vrai pour l’agriculture raisonnée qui un grand besoin de petits outillages capables de désherber sans recours aux herbicides et sur l’alliance entre commerce en ligne et commerce de proximité.

Pour produire un teeshirt dont le prix de ventes est environ de 20  euros, il faudrait payer l’ouvrier en € environ 4 euros  brut de l’heure même en faisant de la vente directe, tout le monde n’a pas les moyens d’acheter de teeshirt de chez Chanel. Donc le teeshirt made in France à prix accessible sera produit par une machine qui reproduira le geste de l’homme.

Sur le sujet le présent gouvernement à travers le grand emprunt, grand paris,  et la défiscalisation a amorcé la réorientation.

Quelques idées fausses Opposition Grandes Entreprises et TPE/PME (faible taille)


La situation des TPE/ et petites PME (majorité de nos entreprises)


Capitaliser sur les seules TPE et PME de faible taille,  ne nous mènera pas très loin car contrairement  à ce que j’ai entendu, les TPE /PME ont déjà un impôt sur les bénéfices réduits  à savoir 15 % d’IS pour un bénéfice inférieur à 32 000 euros, et si nous regardons notre parc de TPE/PME la majorité d’entre-elles sont dans cette fourchette. Par contre le statut de l’entrepreneur et son régime social  (RSI) demande une réforme en profondeur et un alignement  sur le système des autos entrepreneurs, pour le moment rien n’incite l’entrepreneur à cotiser, il va préférer  ou on lui conseillera (le cabinet comptable) de rester dans les minima sociaux car de toute façon son revenu annuel moyen ne dépasse pas 16 000 euros, payer l’IS  à 15 % est plus intéressant que les charges sociales à 50 % car même avec la CSG à 8 %, cela ne fait que 15+8 = 23 % au lieu de 50 %. La Tva à 5,5 % est une déjà une Tva sociale puisque par le jeux des écritures comptables entre ventes et achats, l’entrepreneur n’acquitte pas de TVA et obtient souvent un remboursement  (rappel du mécanisme 19,6 % (achats) et  5,5 %  sur ventes  soit un gain de 10 % ).   A l’inverse les  charges sociales sur le travail salarié étant lourde, il hésitera à embaucher au de-là du SMIC. L’optimisation fiscale et sociale est  devenue la règle dans certains secteurs pour les TPE et on peut les comprendre.

En résumé  nos PME ne cherchent pas à croitre car toute croissance implique un alourdissement des charges et par ailleurs les PME françaises n’ont pas les financements ou le cadre permettant de croître comme les PME allemandes ou Américaines, la chaîne de la valeur industrielle en France est conçue de façon féodale, on  ne peut être que sous-traitant et non  partenaire.  Investir dans l’outillage ou les R&D est plus contraignant que dans les services.

Les grands groupes et la stigmatisation excessive


Coté grand groupe nous retrouvons finalement  le même mécanisme de dissuasion à la création d’emplois plus cette fois par manque de flexibilité, il est plus facile d’embaucher que de débaucher, les 35 heures et le statut cadre alors que la majorité des postes de cadre n’implique aucune fonction d’encadrement participent largement au recours systématique à  la sous-traitance à qui il est sous-traité  principalement le risque lié à la gestion des personnels, le plateau  de la Défense est exemplaire, les grands groupes présents appliquent la règle des 30/70 à savoir 30 % d’internes pour 70 % de sourcing basé sur  les enchères inversées et pas de réel directive de pilotage concernant les ressources présentes contrairement à l’Allemagne. En France le sous-traitant n’est pas impliqué ou accompagné dans sa gestion des ressources humaines et par ailleurs la régie largement pratiquée n’a pas de reconnaissance. Notre chance en tant que pays est d’être reconnu dans certains domaines de compétence mais là encore nous n’avons pas créé les filières de formation adéquate ni même les incitations contraignantes permettant de former dans un secteur plutôt qu’un autre.

Enfin la cotation en bourse induit une spirale de rentabilité à court-terme alors que par définition ces groupes ont besoin de regarder sur le moyen et long terme et de participer au développement structurel  de l’économie et d’ailleurs c’est ainsi qu’ils peuvent permettre à des PME de naître et de se développer. Les grands groupes  sont victimes du court-terme.

Par contre on peut observer que les grands groupes dits familiaux résistent en général mieux aux aléas et même s’ils sont soumis aux mêmes contraintes que les autres, ils sont mieux  en capacité de décider de la répartition des bénéfices, ceci est vrai aux  USA (Apple, Microsoft ont été bâti sur un modèle familial aux sens associés solidaires) et en Allemagne (BMW, Daimler etc), en chine dont les entreprises sont des sociétés familiales ou liées au pouvoir, en Inde > les TATAS etc.

Donc l’opposition grand groupe / PME est un faux problème

Promettre à des populations déjà fragilisées que par un coup de baguette magique, elles pourront retravailler en usine est une imposture, cela est aussi vrai voire plus pour les emplois administratifs.

Mais une politique industrielle est une nécessité et  tout contributeur réaliste sur le  sujet du redéploiement de nos industries est bienvenu car il est nécessaire de retrouver un équilibre économique et de sortir  d’une économie basée sur les services et  trop dépendantes des importations

Il est temps de remettre à plat la chaîne de la valeur industrielle et de revoir les mécanismes du contrat de travail, des statuts et des seuils de cotisations, de promouvoir le retour d’un capitalisme familial  au sens famille d’associés ou associatif avec des actionnaires durablement impliqués dans le devenir des entreprises.



Maintenant l’industrie nationale aura besoin du marché européen à minima pour se développer  et de capitaux européens et nous manquons de  PME de 1000 à 5000 personnes, nous avons trop misé sur des marchés de gros équipements, il faut diversifier notre production et revenir à produire des biens de consommations de base.

L’emploi aux français  versus l’immigration


si nous avons des immigrants c’est principalement parce que dans les années 60 et début 70 nous n’avons pas pris la  mesure du changement technologique nécessaire dans l’industrie automobile  principalement, nous avons accumulé du retard  dans ce domaine, ce qui ne fut pas le cas dans l’aéronautique car ce secteur étant soumis aux normes internationales de production,  il a été obligé d’automatiser la production et mettre en place le concept de Maîtrise d’œuvre de bout en bout pour être conforme aux normes ATA.  Ensuite le choix fut dans les années fin  50 et  60 ans de ne pas encourager le retour de la main d’œuvre féminine, ce qui a été une erreur car quelques années plus tard les femmes prenaient le chemin de l’emploi d’elles-mêmes, le commissariat au plan de l’époque avait écarté cette option alors que le marché de l’emploi industriel montrait des tensions.

Donc notre immigration récente post année 60, puisque c’est en fait le fond du débat est la résultante de mauvais choix mais avec de bonnes intentions pour les femmes et un besoin pour les syndicats de garder des forces syndiquées et  les robots ne syndiquent pas comme me l’a dit un équipementier hollandais fabriquant les planches de bord de voiture allemandes.

L’emploi français implique par ailleurs une autre  gestion du retour à l’emploi à savoir l’obligation d’accepter un emploi lorsque l’on est au chômage comme cela se fait dans les pays nordiques et en Allemagne. Mais là je dis chiche à Marine Le Pen et à Martine Aubry, car les chômeurs sont autant français que d’origine immigrée et ce qui est plus grave depuis les années 90s, ils se perpétuent dans une même famille.

Dans ce domaine une  idée simple serait de proposer le retour à l’emploi systématique à tout  chômeur moyennant une formation courte et immédiate (ne pas attendre 6 mois ou un an) et un complément égal à ses  droits aux Assedic  en cours  de façon à se retrouver à un salaire net identique au précédent sur 2 ans. Dans l’ensemble une personne retrouvant un emploi  peu perdre 30 % de son revenu précédent dans l’immédiat et il faut 2 ans en moyenne pour retrouver le niveau d’avant, le comblement a l’avantage de permettre un retour à l’emploi  sans perte et de cotiser. On peut imaginer un système de bonus/ malus afin d’accélérer le mécanisme y compris au niveau des entreprises qui pourraient voir leurs cotisations baissées si elles participent au mécanisme (cas de la Hollande voir une note que j’avais écrite, il y a un an reprise d’ailleurs par certains)

Politique d’immigration nécessaire pour palier au vieillissement versus  arrêt ou régulation


Le départ des séniors n’impliquent pas leur remplacement bien au contraire souvent cela permet une autre organisation voir mes commentaires ci-dessus sur la politique industrielle y compris dans les services.
Les séniors  qui partent à la retraite depuis quelques années dans le privé ( on oublie le public)  ont des niveaux de retraite sans communes mesures avec  celles de leurs parents et se retrouvent avec 50 % du dernier salaire net pour les cadres et 80 % pour les non cadres, si on ajoute les personnes ayant peu cotisé.

L’avenir sera au retour des seniors sur le marché du travail mais moyennant une autre politique permettant de gagner des points de retraite même une fois la retraite liquidée pour le moment pour les petites retraites cela n’encourage que le travail au noir. L’idée des années récentes sur les services d’aide à la personne va en temps de crise devenir une illusion perdue !  Les parents à la retraite seraient une main d’œuvre idéale pour la garde des petits enfants et ou le remplacement pour les cadres des mamans  ou papas en congés maternités. Bref il existe des mécanismes d’emploi à trouver pour soit garder les seniors actifs soit leur donner envie de retravailler.

Politique d’immigration plus contraignante


Très bizarrement je pense que cela serait  un excellent signal pour les pays en voie de développement,  principalement  du sud de la Méditerranée et subsaharien ou d’Amérique Latine etc. Cela permettrait à ces pays de revisiter leur politique des naissances et ne plus penser qu’un enfant est un investissement permettant de nourrir tout le clan en partant à l’étranger,  visite dans les iles et vision de l’enfant porteur de revenu

l’Europe n’est plus l’Eldorado

voir Etude l’OCDE  sur l’immigration et la perte induite pour les PVD

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